Définitions des sigles et notions utilisés dans les outils GMEP (EQRS, ECOTOX, hydrogéologie, réglementation), conformes aux référentiels US EPA, ANSES, INERIS, ECHA et EFSA.
Démarche qui estime la nature, l'ampleur et la probabilité d'effets sanitaires indésirables chez des personnes exposées à des substances présentes dans un milieu contaminé (sols, eaux souterraines, air intérieur), selon la méthodologie de l'US EPA. En français, on parle d'Évaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS) : elle combine caractérisation des sources, modélisation du transfert (sol → nappe → captage, intrusion de vapeurs...), estimation de la dose reçue par les récepteurs (adulte, enfant, salarié) et comparaison à des Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) pour calculer le Quotient de Danger (QD) et l'Excès de Risque Individuel (ERI).
Traduction française et opérationnelle de la démarche HHRA, encadrée en France par la méthodologie INERIS ERS 2021 et les VTR ANSES. C'est le cœur des outils EQRS GMEP : calcul du QD et de l'ERI par voie d'exposition (ingestion de sol, inhalation, contact dermique, voie alimentaire) et par récepteur (adulte, enfant avec facteur ADAF, salarié).
Méthode d'évaluation progressive : on démarre par un niveau générique et conservatif (Tier 1), et on ne passe au niveau suivant, plus fin mais plus coûteux en données, que si le précédent ne permet pas d'écarter un risque.
Premier niveau, le plus conservateur : comparaison à des seuils génériques et hypothèses prudentes (éco-SSL US EPA en écotoxicologie ; voies d'exposition standards — ingestion de sol, inhalation, contact dermique — en évaluation sanitaire). Objectif : écarter rapidement les substances et milieux sans risque avéré, sans engager de données complémentaires.
Deuxième niveau : on remplace les valeurs génériques par des données spécifiques au site — concentrations mesurées et PNEC ECHA REACH en écotoxicologie ; paramètres d'exposition site-spécifiques et sous-populations sensibles en évaluation sanitaire. Ce niveau réduit la marge de conservatisme du Tier 1 tout en restant protecteur.
Troisième niveau, le plus détaillé : intégration de voies d'exposition ou d'effets supplémentaires. Dans les outils GMEP, le Tier 3 correspond au module HUMAIN qui ajoute la voie alimentaire (chaîne trophique sol → plante/animal → humain) à l'EQRS classique — ingestion de légumes, œufs, lait, viande et poisson produits sur un site pollué — conformément à la méthodologie INERIS DRC-09-103096 et aux VTR EFSA 2020.
Rapport entre la dose d'exposition estimée et une VTR à seuil (effet à seuil). Un QD supérieur à 1 signale un risque potentiel pour l'effet considéré.
Probabilité supplémentaire, sur une vie entière, de développer un effet sans seuil (cancérogène) du fait de l'exposition étudiée, calculée à partir d'une VTR sans seuil.
Valeur numérique (dose ou concentration) établie par une agence de référence (ANSES, US EPA, EFSA...) au-dessous de laquelle un effet indésirable n'est pas attendu (effet à seuil) ou qui permet de quantifier un excès de risque (effet sans seuil).
Facteur d'ajustement lié à l'âge, appliqué pour les substances cancérogènes à mode d'action mutagène afin de tenir compte de la sensibilité accrue de l'enfant lors de l'exposition précoce.
Évalue les effets d'une pollution sur la faune et la flore plutôt que sur l'humain, en trois phases : formulation du problème, analyse de l'exposition et des effets, puis caractérisation du risque. L'outil central est le ratio PEC/PNEC : un ratio supérieur à 1 signale un risque potentiel pour les récepteurs écologiques (invertébrés du sol, végétation, faune sentinelle).
Concentration d'exposition prévisible d'un polluant dans un compartiment environnemental (sol, eau, sédiment), estimée à partir des données de terrain ou de modélisation.
Concentration sans effet prévisible : seuil au-dessous duquel aucun effet néfaste n'est attendu sur les organismes du compartiment considéré. Établie notamment via ECHA REACH.
Seuils de dépistage écotoxicologique dans les sols publiés par l'US EPA, utilisés en Tier 1 pour identifier rapidement les substances sans risque écologique avéré pour les récepteurs terrestres.
Démarche de la doctrine française des sites et sols pollués qui compare les concentrations mesurées dans les milieux (sols, eaux, air) à des valeurs de gestion, en amont ou en complément d'une EQRS complète.
Facteur qui traduit la diminution de concentration d'un polluant entre la source et le point d'exposition (dilution dans la nappe, atténuation lors du transfert sol-nappe-captage, modèle de Domenico 1987).
Nomenclature de l'article R.214-1 du Code de l'environnement qui classe les opérations soumises à déclaration ou autorisation au titre de la Loi sur l'Eau (prélèvements, rabattement de nappe, rejets, ouvrages en lit de cours d'eau...).
Régime de classement (déclaration, enregistrement, autorisation) des installations présentant des risques ou nuisances pour l'environnement et la santé, encadré par le Code de l'environnement.